Wait Till You See Him (De Phazz Remix) by Ella Fitzgerald on Grooveshark Politique Européenne et désinflation compétitive - Rpl Consortium Veritatis
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Ce blog a pour objet de permettre à tous de s'exprimer sur des sujets variés, touchant la politique, l'économie, la religion et plus généralement les problématiques sociales. Tout commentaire sera accepté s'il répond aux exigences de clarté et s'il fait preuve d'une architecture argumentative correcte.

Publié par Jérôme Carbriand sur

 

Avantages et inconvénients de la désinflation compétitive

 

Par Jérôme Carbriand

 

 

   Nous pouvons voir, grâce à l’exemple européen, que la crise économique et même structurelle qui secoue le continent nécessite qu’on lui appose une politique économique efficace. Au sein de la structure décisionnelle européenne, on a soutenu que la solution pour résorber la crise actuelle correspondait à une politique d’austérité, laquelle nous le verrons, est proche voire confondue avec la politique dite de « désinflation compétitive ». Celle-ci peut se définir comme le ralentissement de l’augmentation des prix, ce qui signifie que le but final de cette enteprise est de mettre fin à l’inflation, cependant nous verrons que c’est dans ses principes même que cette politique tient ses limites. Elle n’est en rien une quelconque forme de déflation comme beaucoup de néophytes aiment à le croire, c’est-à-dire une diminution des prix, toutefois nous verrons que cette politique peut finalement aboutir à une déflation. La question d’étudier cette politique a ceci de décisif qu’elle est aujourd’hui utilisée en Europe et vivement critiquée. Sur ce, nous nous proposons ici d’étudier les avantages et les inconvénients de la politique de désinflation compétitive, à travers la réalisation d’un plan thématique, bien plus pertinent qu’une banale dichotomie entre les avantages et les inconvénients qu’elle procure. Il nous sera à l’évidence bien plus aisé d’étudier point par point ses effets sur les piliers de la croissance économique, lesquels sont visibles dans la formule d’équilibre comptable macroéconomique suivante : PIB + Importation = Consommation + Investissement + Exportation + Variation des stocks.

   Il conviendra donc d’étudier dans un premier temps les effets de la politique de désinflation compétitive sur la balance commerciale, pour ensuite développer son impact sur la demande intérieur et enfin nous intéresser aux effets produit sur l’investissement.

 

 

 

La Balance commerciale

 

   À première vue, l’austérité salariale issue du désir de ralentir l’inflation peut permettre de renouer avec un solde excédentaire de la balance commerciale, comme ce fut le cas en France : le solde négatif de la balance commerciale a été divisé par deux entre 1982 et 1983 (respectivement – 93 milliards de francs et – 43 milliards). Malgré une rechute à la fin des années 80 (– 50 milliards en 1990 alors que l’équilibre avait été atteint en 1986), et un retour à des déficits extérieurs en France depuis 2005 (en partie provoqués par la désinflation compétitive allemande), le solde extérieur français a été la plupart du temps positif, notamment entre 1992 et 2003. Il faut cependant distinguer la compétitivité prix de la compétitivité structurelle ; la baisse des salaires est par essence l’évolution de la compétitivité prix.

   Nous opposons cependant ce mécanisme à un second qui est la « dévaluation compétitive » permise par l’inflation monétaire, sur laquelle les banques centrales devraient théoriquement agir ; en vérité, la modification du taux de change se fait par simple convention. On nomme le mécanisme de cette méthode « la courbe en J », traduite par un creusement des profits dans un premier temps, puis par l’ajustement de la demande à un effet dit « quantité », à même de relancer les exportations et par extension la consommation et les besoins de production du pays. Cette méthode peut s’avérer très utile dans certains cas, comme celui de la Grèce.

   L’inflation de la France de 12 % en 1983 et celle d’aujourd’hui n’a rien à voir ; si recourir à une dévaluation monétaire était risqué en 1983, elle l’est beaucoup moins aujourd’hui et s’avère même nécessaire pour beaucoup de pays européens auquel l’euro fort ne convient guère. Car c’est un fait que dans une économie mondialisée, le rôle de la compétitivité structurelle est primordiale ; pour nous expliquer, nous rapportons au lecteur la situation de l’Allemagne, laquelle au vue de sa grande compétitivité hors prix est très adaptée à l’euro fort. La compétitivité structurelle c’est la qualité intrinsèque du produit comme sa longévité, mais aussi de l’entreprise dans son ensemble, du service après-vente au service marketing, en passant par ses stratégies de production qui peuvent être écologiques ou bénéficier d’une correspondance à diverses normes, lesquelles auront une importance aux yeux des consommateurs les plus pointilleux. Nous disons donc que certains pays disposent d’une compétitivité structurelle sans pareil, c’est le cas de l’Allemagne, à tel point que le pays peut se targuer d’une certaine « inélasticité de la demande par rapport au prix » et c’est là où nous voulons en venir : quel que soit le prix, toutes proportions raisonnable gardées, l’Allemagne pourra vendre ses produits ; mais la France, l’Italie ou même l’Espagne ne peuvent rivaliser, et c’est donc par les prix que ces pays peuvent à court terme redorer leurs balances commerciales. La question de savoir si oui ou non la dévaluation monétaire est efficace en se basant sur le niveau de compétitivité hors prix des entreprises et le niveau d’inflation du pays est relative. Car sans même ces nuances, la dévaluation compétitive à ceci d’avantageux qu’elle baisse les salaires virtuellement, et non pas « en réel », comme l’austérité salariale le préconise, en conservant un minimum de consommation intérieur.

   Parler de faire agir la banque centrale est très au-delà de la conception qu’ont les économistes du marché monétaire, car pour nous la banque centrale est passive, pour reprendre Galbraith : « Le processus par lequel les banques créent de l’argent est si simple que l’esprit en demeure confondu. (...) Les crédits font les dépôts. » (L’argent, John Kenneth Galbraith). C’est en vérité les banques qui influencent vraiment la production de la masse monétaire, nous apparaissons ainsi d’un commun accord avec Nicholas Kaldor et disons que « la banque centrale ne peut pas refuser de réescompter des « effets mobilisables » qui lui sont présentés […]. Si elle le faisait, alors elle ne pourrait pas jouer son rôle de « préteur en dernier ressort » qui est essentiel pour éviter que les banques commerciales ne deviennent insolvable. » Ceci aboutirait à un effondrement du système bancaire, car « l’offre de monnaie est endogène, et non pas exogène : elle varie en réagissant directement aux variation de la demande d’espèce et de monnaie bancaire du public et non pas de façon indépendante de cette demande » (Le fléau du monétarisme, Nicholas Kaldor). Car le système est dominé par les banques s’accordant le droit de créer autant d’argent qu’elles pourraient le faire, si celles-ci n’étaient pas limitées par un véritable défaut de demande du public ou d’un manque de profitabilité du crédit, c’est d’ailleurs une chose toute commune que de les voir se battre avec comme projet d’inciter les consommateurs à contracter un crédit. Si la masse monétaire venait vraiment de l’action de la banque centrale, les banques ne feraient pas un tel marketing pour susciter la demande de crédit.

 

 

 

La demande intérieure

 

   De même que les politiques monétaristes Thatchérienne ont lamentablement échoué, de même Friedman lui-même a reconnu l’incapacité des banques centrales (notamment la banque d’Angleterre) à contrôler la création monétaire, et ceci pour une raison toute sommaire, elles ne le peuvent pas. C’est par cette démonstration que nous pensons que la désinflation compétitive ne peut se baser sur l’outil fantasque de la banque centrale pour réduire l’inflation afin d’augmenter sa « compétitivité prix », par l’intermédiaire de la gestion des « taux d’intérêt directeurs », elle le peut d’autant moins que c’est la raison pour laquelle les pays en proie à de telles politiques inhibent les salaires.

   Il fût donc parfaitement inutile et contreproductif d’augmenter les « taux d’intérêt » pour orienter une quelconque diminution de l’inflation, puisque celle-ci n’est pour nous qu’une résultante des ententes oligopolistiques, de la hausse des coûts de production et de la lutte pour le partage des revenus. Elle est le fait des grandes entreprises qui de manière correspondante à la théorie « de la filière inversée » énoncée par J. K. Galbraith, peuvent dans la mesure du possible augmenter leurs prix, puisque ce sont les grandes firmes qui créent l’offre (marketing, planification, monopole, oligopole, besoins illimités et artificiels), cette dernière n’étant pas comme le dogme néoclassique le suppose « l’aval de la demande ».

   C’est par ces considérations que nous lançons réellement notre seconde partie, car voilà le point faible de la « désinflation compétitive ». L’austérité salariale, qui s’effectue à travers la désindexation des salaires par rapport aux prix, la baisse générale des salaires ou leur stagnation, ainsi que par un accès restreint au crédit dans une optique de stabilité des prix, si bien qu’en théorie par l’intermédiaire de l’augmentation des taux directeurs de la banque centrale, que les banques feront évoluer proportionnellement à leurs taux d’intérêt, il va forcément aboutir en fin de chaîne un « effet de massue », par opposition à « l’effet de levier », qui s’abattra sur les ménages et les entreprises, donc une difficulté à l’accès au crédit bancaire. L’avantage pour le consommateur, c’est avant tout la stabilité des prix, mais celui-ci est tout relatif lorsque que son salaire est privé de toute évolution à la hausse et que les crédits lui sont coupés. Nous soupçonnons les banques privés et la banques centrales européenne d'une connivence douteuse, puisque le niveau des taux d'intérêt n'a pas vraiment d'influence sur l'inflation, pour quelles raisons la BCE s'est-elle entété à conserver des niveaux aussi élevé? Simplement parceque c'est une escuse pour les banques privés qui peuvent proposer des crédits à taux d'intérêt exessif , sachant que la demande de prêt ne varie pas forcément avec le niveaux des taux d'intérêts, les banques joue la stratégie du "win win",  car la demande de monnaie est infléxible.

   Mais les effets néfastes sur la « demande » ne s’arrêtent pas ici, car la rigueur budgétaire (limitation des déficits publics) produit en général des conséquences relativement négatives à cet effet. Ils se traduisent par une réduction de l’offre publique et donc de la consommation des administrations publiques ; plus concrètement, les États vont s’atteler à réduire le nombre de policiers, d’infirmières, de postiers ou d’enseignants favorisant de surcroît la précarité de l’emploi inhérente au secteur privé. Par « l’épargne de précaution » ce surplus de précarité va fortement ralentir la demande et par le « non remplacement » de postes, va précipiter une multitude de jeunes chercheurs d’emplois dans les méandres de la précarité et de la pauvreté relative. Après la politique de désinflation allemande, la demande intérieure du pays, sur une base 100 en 1999 n’a cessé de dégringoler, de – 0.9 % en 2001, elle est passée à – 8.6 % en 2008 ; ainsi vont les effets destructeur de la désinflation compétitive sur la demande intérieur.

   La désinflation compétitive prive toute relance de l’économie par déficit budgétaire, car c’est justement la diminution de l’endettement qui est visé. Grâce à l’effet « du multiplicateur keynésien » qui se traduit par une relance de la consommation intérieure par des moyens étatiques, toute variation de l’investissement induit une variation amplifiée du revenu national, lequel sera forcément consommé. Nous pourrions, il est vrai, relativiser l’effet du multiplicateur en économie ouverte, qui avantagerait bien plus les pays voisins que le pays instigateur, mais couplé à une dévaluation compétitive, les avantages seraient bien présents et cela dans la mesure où les ménages perdraient du pouvoir d’achat à l’importation, ces derniers seraient naturellement enclins à consommer la production des entreprises locales. Cette politique prive donc de toute tentative dite « contra-cyclique », car au-delà d’une simple politique conjoncturelle, la désinflation compétitive est inscrite dans les fondements des institutions européennes au travers les critères de Maastricht, du pacte de stabilité renforcé et de la politique monétaire de la Banque centrale européenne. Comme l’explique James Galbraith : « Il y a trente ans, les monétaristes friedmaniens ont liquidé toutes les théories alternatives sur l’inflation. Les notions d’inflation par les coûts et de spirales prix-salaires, sur lesquelles les stratégies anti-inflationnistes des années soixantes reposaient, ont disparu. Dorénavant, il n’existe aucune autre solution pour lutter contre l’inflation que des taux d’intérêt élevés, la récession et le chômage. Ce sont des mesures draconiennes, des mesures brutales, pour lesquelles nous devons remercier les monétaristes ». On comprend aisément que sans croissance économique, la réduction du déficit publique est une tâche des plus hasardeuses, car avec un revenu global des ménages en baisse, les perceptions d’impôts en seront d’autant plus touchées.

   Nous nous proposons en dernier point – au crédit de la désinflation – de faire un parallèle entre celle-ci et la loi d’Arthur Okun, que nous trouvons plus logique d’énoncer dans cette seconde partie car son mécanisme sera plus à même de relancer la demande intérieure que l’investissement. Dans un pays donné, prenons l’exemple de la France, la baisse des salaires générée par la désinflation va avantager les entreprises et celles-ci, pensons-nous, devraient en théorie permettre une plus grande flexibilité de l’emploi dans le pays. La loi d’Okun se résume par une relation linéaire entre croissance et emplois, les gains de productivité sont additionnés à l’augmentation de la population qui détermine un seuil de croissance minimum à atteindre ; au-dessus de ce seuil, la croissance de la production est supérieure à l’augmentation de la production potentielle (agrégation de la population active et celle des gains de productivité) par conséquent, le taux de chômage diminue. Mais par extension une plus grande flexibilité de l’emploi, par des réformes juridique et une baisse des salaires peut augmenter le coefficient d’Okun, qui bénéficiera d’un seuil plus faible, si bien que la France pourra se voir créatrice d’emplois avec seulement 1,5 ou 2 % de croissance au lieu de 3 %. C’est donc à mettre dans les avantages de la désinflation, car plus d’emplois signifie évidemment moins de cotisations sociales à payer, plus d’impôts perçus et plus de consommation des ménages.

 

 

 

L’investissement

 

   En France, force est de constater que les buts préalables de la désinflation de 1983 étaient de faire renouer les entreprises avec les profits, pour une seule raison, qu’elles puissent investir grâce à leurs capacités d’autofinancement. Le levier de la baisse des salaires devait normalement jouer à fond par leurs désindexations par rapport au prix, qui couraient derrière une inflation galopante. Il fallait évidemment mettre fin à ce cercle vicieux, mais faire de la désinflation une politique de long terme n’a pas été une réussite. Ce fût mal raisonné que de vouloir faire investir les entreprises en inhibant leurs prévisions de demande, analogiquement à la « demande anticipée » développée par Keynes, les entreprises n’ont pas vu de perspective favorable.

   Si Schmidt a pu dire que « les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain », ce fût en tenant seulement compte de l’autofinancement, et non du niveau des taux d’intérêt et d’endettement des entreprises. La désinflation n’est donc pas le meilleur moyen d’inciter les entreprises a investir pour la raison qu’on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ; en d’autres termes, si les capacités de productions des entreprises n’a pas déjà atteint son seuil maximum, c’est-à-dire 100 %, elles n’ont aucun intérêt à investir et les capacités d’autofinancement n’y changent rien. Or, compte tenu du phénomène de « financiarisation des entreprises » les ayant incités à distribuer leurs profits en dividendes, il ne fallait pas non plus s’attendre à plus d’investissement, on peut dire qu’à cet effet la désinflation n’a été qu’un coup d’épée dans l’eau, les grandes entreprises n’ayant eux d’yeux que pour leurs actionnaires. Chose qui est parfaitement d’actualité en Europe puisque la politique Européenne relève précisément de la désinflation.

   En dernier lieu, la principale utilisation des profits que l’État a permis aux grandes entreprises est de se désendetter, car elles avaient accumulé durant les trente glorieuses un niveau d’endettement terriblement élevé. Alors que nous affirmons qu’en maintenant une inflation autour de 4 ou 5 %, l’endettement des entreprises aurait fini par baisser naturellement. Comme dit Keynes « l’inflation allège les dettes », simplement car on a une augmentation du revenus tandis que la dette ne varie pas. Nous parlions des grandes entreprises car les PME n’ont pas vraiment bénéficié d’un regain de profit, les grandes firmes ont, et continuent toujours d’éviter de payer des impôts en déclarant toutes leurs pertes en France par exemple, tandis que les PME et les TPE qui n’ont pas les moyens comptables d’organiser de telles démarches payent plein pot.

   Plutôt que de baisser les salaires, baissons donc les taxes étouffantes que doivent les petites et moyennes entreprises, ainsi elles investiront et auront de vrais marges de manœuvre. La désinflation compétitive apparait comme une saignée envers les « petits » du marché économique et les ménages, plutôt que comme une vraie politique d’alternative, il n’y a qu’à voir pour s’en convaincre la politique fiscale française envers les PME et la classe moyenne : les entreprises, si elles voient baisser les salaires sont également sujettes à un accroissement des taxes qui, comme nous le disions, est injustement évité par les grandes firmes.

 

 

 

Conclusion

 

   À terme les avantages de la désinflation compétitive sont bien peu de choses face à ses inconvénients, même si la balance commerciale est avantagée grâce à la compétitivité prix, ou que la flexibilité de l’emploi permet plus d’embauche en cas de croissance, l’austérité c’est la récession. La croissance est annihilée par le manque de consommation, les exportations se font timides car on ne dévalue pas, et l’investissement est inexistant car on freine les perspectives de demande des entreprises qui n’ont pas d’intérêt à investir, elles préfèrent se désendetter ou fournir des dividendes aux actionnaires. De plus, l’augmentation des taux d’intérêt est parfaitement inutile dans l’intention de réduire les prix car, selon Kaldor et les adeptes du caractère endogène de la monnaie, les banques centrales ne peuvent contrôler la masse monétaire. D’où l’inutilité des mesures d’augmentation des taux d’intérêt qui pénalisent les ménages par des difficultés d’accès au crédit.

Il se peut que ce paradigme ait été autrefois pertinent dans un monde de monnaie marchandise ou de monnaie fiduciaire, mais il n’est pas applicable au monde actuel où la monnaie est de crédit. (Moore, 1988, p. 3)

Il se peut que ce paradigme ait été autrefois pertinent dans un monde de monnaie marchandise ou de monnaie fiduciaire, mais il n’est pas applicable au monde actuel où la monnaie est de crédit. (Moore, 1988, p. 3)

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“Une crise n’est pas nécessairement une catastrophe. C’est avant tout l’instant critique où la décision devient non seulement possible, mais aussi nécessaire. René Guénon”

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