Wait Till You See Him (De Phazz Remix) by Ella Fitzgerald on Grooveshark Pourquoi notre système monétaire va-t-il s’effondrer ? - Rpl Consortium Veritatis
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Ce blog a pour objet de permettre à tous de s'exprimer sur des sujets variés, touchant la politique, l'économie, la religion et plus généralement les problématiques sociales. Tout commentaire sera accepté s'il répond aux exigences de clarté et s'il fait preuve d'une architecture argumentative correcte.

Publié par Jérôme Carbriand sur

                                                                                                           Par Jérôme Carbriand

 

 

Si l'on peut croire que c’est la complexité du problème monétaire qui est en cause dans l’absence de débat et de réflexion sur cette affaire, c'est par méconnaissance de ceux qui sont réputé examiner le problème de la monnaie

En effet, même les universitaires chargés du rôle de chercheur n’abordent plus ce débat, si bien que la plus grande arnaque du système économique de l’histoire a pu sans mal perdurer, sans rencontrer aucune défiance de la part des écoles de réflexions économiques.

Ces dernières, nous devons le dire, sont totalement assujetties aux organisations à qui profite le crime, elles sont les «Lions apprivoisés» dont parle le docteur Antal Fekete.

A l'évidence si la masse populaire n’a aucune connaissance des enjeux économiques qui prévalent à la discrétion des questions monétaires et même de l’économie en général, il faut croire que les économistes eux mêmes n’en sont pas d’avantage au courant. La raison en est qu’à l’instar des universitaires, ceux-ci ont cessé toute réflexion depuis longtemps. Ils sont même - dans la plupart des circonstances - amenés à se renier moyennant un passage à la télé, et de ce fait véhiculer des informations parfois opposé à leurs convictions. On appelle ceci "être un vendu", et quoi de plus économiste que d'aller se marchander soit même en monnayant son âme?

Il est donc obligatoire pour nous faire mieux comprendre, d’exposer le circuit monétaire qui s’agite au-dessus de nos têtes telle une épée de Damoclès. Et puisque les économistes et les universitaires ne daignent pas informer le public des coulisses de la truanderie, nous estimons qu’il est de notre devoir de le faire.

 

 

Qu’est-ce que la monnaie ? Monnaie marchandise, fiduciaire et monnaie de crédit.

 

Avant d’exposer en détail l’arnaque monumentale du système monétaire d’aujourd’hui, nous exposerons donc brièvement les déclinaisons de la monnaie. La première étant la définition même de la monnaie, le néophyte ne doit du reste pas s’y tromper , sa définition n’est pas chose aisée. Gladstone, rappelle Marx : « faisait remarquer que l’amour lui-même n’avait pas fait perdre la tête à plus de gens que les ruminations sur la monnaie » (Marx, 1859, p. 39) ainsi beaucoup ont réfléchi sur la définition essentielle de celle-ci, laquelle amène à une suite de réflexions bien différentes en fonction qu'on la juge de telle ou telle manière.

 

Une monnaie marchandise est un élément commun, en général divisible, que l’on peut s’échanger en vue d’acquérir un bien quelconque. Le coquillage, l’or et l’argent sont des monnaies marchandises, elles ont la particularité de ne pas pouvoir être crées, mais juste découvertes, dans des carrières, et après un travail d'extraction. Cette monnaie a une valeur propre et peut-être demandée pour elle même.

La monnaie fiduciaire, est caractérisée par les pièces ou les billets en circulation, c’est à dire qu’elle ne vaut pratiquement rien, sauf le prix du composite avec lequel on réalise lesdites pièces et le prix du papier et de l’encre grâce auxquels on produit les billets. La valeur de ce type de monnaie repose sur la «confiance», «fidus» en étant la racine latine.

Le problème majeur apparaît ainsi, si la confiance se retourne, cette monnaie ne vaut plus rien, en cela que des commerçants qui n’ont plus confiance en la valeur de cette monnaie ne l’accepteront plus, et s’ils ne l’acceptent pas, elle ne vaut plus rien comme intermédiaire des échanges. On soutient par exemple que la crise monétaire Zimbabwéenne est un problème d’hyper inflation, sous-entendu que la monnaie perd de sa valeur par l’accumulation dans l’économie de la masse monétaire. En réalité c’est une crise de confiance. Nous soutenons d’ailleurs que l’introduction dans l’économie d’une quelconque quantité de monnaie fiduciaire ne crée aucune inflation, puisque de base, son niveau est parfaitement artificiel et donc elle ne se déprécie pas, sauf au cas où la confiance s’estompe. En réalité nous ne sommes pas bien loin de penser que les taux de change sont aussi artificiellement établis que la confiance elle même. En parlant de concepts artificiels, en voici un qui est sans précédent : la monnaie de crédit .

Celle-ci n’est constituée d’aucune chose que nous pouvons saisir, elle n’est rien, sinon une ligne d’écriture comptable au tableau du banquier. Ainsi Léon Walras a pu dire à la suite de J.B Say « le mot franc est le nom d’une chose qui n’existe pas » (Walras, 1952, p. 153), et ceci puisque la majeure partie de la monnaie en circulation est de crédit. En réalité nous nous demandons même comment, par sa condition inexistante peut-elle être en circulation ? Cette réflexion est plus philosophique qu’économique, car en fait la monnaie est par jeu d’écriture comptable successivement détenue, prêtée, échangée, souvent par plusieurs agents en même temps à la différence de l'or qui ne peut être à plusieurs endroits en même temps. Il est à noter que la monnaie de crédit renverse à elle seule un principe aristotélicien, car elle aurait le don d'ubiquité.

La vraie question qu’il convient de se poser c’est si l’afflux de cette monnaie scripturale peut influencer ou non son cours.

 

L’inflation monétaire, fiction ou réalité ?

 

Maintenant que l’on a défini la monnaie, nous pouvons nous poser la vraie question, d’où vient l’inflation ? C’est d’ailleurs de ce problème que résultent toutes les politiques économiques post trente-glorieuses, parmi celles-ci, il y a la très célèbre politique de désinflation «compétitive» qui a plongé l’économie dans les ténèbres, et qui a mérité, pour tout le mal qu’elle a fait, un article entier sur notre blog.

 

La théorie quantitative de la monnaie admet une relation linéaire entre augmentation de la masse monétaire et baisse de sa valeur. C’est à dire qu’un effet de rareté/abondance est mis en exergue, l’accumulation de matière dans l’économie fait baisser la valeur de celle-ci. Cette théorie qui vient avant tout de Jean Bodin et Richard Cantillon est largement antérieure à Milton Friedman ou même Irving Fisher, et ce phénomène était bien connu des civilisations pré-modernes.

Cette théorie est évidente en situation de monnaie marchandise, mais elle est plutôt hasardeuse en condition de monnaie scripturale, qui est par essence une monnaie de crédit, laquelle n’est pas même encore remboursée ; on peut bien produire un crédit de cent mille euros, mais il n’est remboursé que sur une période de 5 ou 10 ans. Ce qui fait dire à Basile Moore en 1988 au sujet de la relation entre masse monétaire et inflation qu' «il se peut que ce paradigme ait été autrefois pertinent dans un monde de monnaie marchandise ou de monnaie fiduciaire, mais il n’est pas applicable au monde actuel où la monnaie est de crédit. » (Moore, 1988, p. 3)

La banque centrale peut donc créer autant de monnaie qu'elle le désire, cette masse monétaire ne sera jamais introduite dans le circuit économique et vous ne verrez jamais la couleur de cette monnaie.

Où va cette monnaie ? Elle permet aux banques de spéculer sur les marchés obligataires, purement et simplement. Seule la production de crédit classique par les banques privées accroît la masse monétaire, mais même en ce cas il n'y a aucune inflation.

L'argument le plus logique est celui-ci : puisque notre système est intrinsèquement hyper-inflationniste, étant donné qu’avec mille euros en billets on peut produire un crédit de 100 000 euros – les fonds propres ne constituant qu'une part infime de tout organisme bancaire -, pourquoi toute cette masse monétaire produite ne fait-elle pas grandement baisser la valeur de cette monnaie?

Car cette valeur est purement artificielle, les monnaies scripturales et fiduciaires ne valent rien. Cent mille fois rien, ne fait jamais plus que rien.

C'est encore ici un des multiples paradoxes du monde moderne, que de reposer sur une économie artificielle de bas en haut, avec au sommet un secteur tertiaire qui se limite principalement à une production d'information ; ce paradoxe dis-je, voulut qu'un monde outrageusement matérialiste et consumériste qui n'admet que la rationalité, se basât sur des conventions toutes relatives, absurdes et même inexistantes, ceci nous montre en définitive que les moteurs du monde moderne sont toujours inopérants.

 

Pour parachever la question des causes de l'inflation nous citerons Kaldor, alléguant que :

«Dans une économie basée sur la monnaie de crédit, la relation de cause à effet entre monnaie et revenus ou entre monnaie et prix est l’inverse de celle postulée par la théorie quantitative de la monnaie. Ce qui ne signifie pas qu’une politique économique «monétariste» -telle celle menée par l’actuel gouvernement [ à propos de Margaret Thatcher] - soit futile. Mais ses effets réels dépendent de la contraction de la demande effective résultant de taux d’intérêts élevés, d’un taux de change surévalué, de mesures fiscales déflationnistes ( principalement par des coupes dans les dépenses) et de l’affaiblissement du pouvoir de négociation des travailleurs, dû au chômage qui s’ensuit. Quant au contrôle de l’offre de monnaie, totalement inefficace d’après les propres critères du gouvernement, ce n’est rien d’autre qu’un écran de fumée, procurant une justification idéologique à ses mesures antisociales.»

Nicholas Kaldor, le Fléau du monétarisme.

 

Nous espérons qu’avec Kaldor et Moore, qui développent une doctrine dite horizontaliste, les plus intéressés d’entre vous seront à même d’approfondir le sujet, et que les moins à l’aise avec cette énigme auront pu comprendre en quoi l’argumentaire des gouvernements européens n’est qu’un sophisme.

Il est d’ailleurs une chose que nous trouvons particulièrement voyante, et qu’il nous importe d’exposer ici, c’est le prix exorbitant des ouvrages d’économistes si loin des mensonges ayant cours dans la pensée unique, que la plupart des «économistes officiels» ayant droit au chapitre, apprécieraient en effet grandement qu’ils disparussent à jamais, ou bien qu’ils ne fussent jamais en mesure d’écrire leur point de vue.

C’est ainsi qu’à l’instar des ouvrages de Maurice Allais, qui gravitent autour des 50 euros, les livres de Basile J. Moore se vendent à prix d’or, soit 200 à 250 euros pièce.

C’est le prix d’une édition Hetzel avec couverture originale d’un livre de Jules Vernes datant de 1886. En d’autres termes ces livres sont tellement peu désirés par les éditeurs qu’ils sont l’apanage quasi exclusif d’une ou deux maisons d’édition en monopole. On peut par ailleurs se demander si elles-mêmes ne comptent jamais en vendre un seul à ce prix là.

 

La grande arnaque monétaire.

 

C’est donc à partir de 1971 et de la décision de Nixon d’annuler tout étalonnage du dollar par rapport à l’or que la terrible aventure prend un nouveau départ. Le dollar étant à cette époque la monnaie référence - pour la simple raison qu’il était directement convertible en or. Ainsi un système pervers s’est mis en place, reposant sur une valeur toute relative : la confiance.

 

De base, la monnaie-papier ne vaut rien, ce qui est déjà en soi un comble, mais en plus de cela les banques peuvent multiplier cette monnaie sans valeur à hauteur de dix fois sa quantité.

En fait, nous devrions réaliser peut être 6 ans de travail, ce qui est réel et correspond à du temps, de l’effort et une perte de loisir énorme, afin de rembourser un établissement qui ne nous a rien donné. En effet si le prêt de cent mille euros a pu nous permettre d’acheter une maison, c’est à dire une valeur mobilière concrète, la banque, elle, n’a engagé aucune ressource dans l’affaire, et par le biais des taux d’intérêts se verra bientôt remboursée bien plus que ce qu’elle a mis en jeu.

Comme dit précédemment, on nomme la monnaie-papier de la monnaie fiduciaire, c’est à dire reposant sur de la confiance, et de la même manière qu’il nous arrive parfois de faire confiance à un ami avant de nous rendre compte qu’il nous à trahi, de même la monnaie revendique une confiance parfaitement illusoire susceptible de nous trahir à la première occasion.

Cela puisque si la confiance des agents se retourne, la population va se retrouver avec des actifs liquides sans valeur.

Nous opposons ainsi ce système à celui qui a précédé durant des milliers d’années, c’est à dire l’utilisation de la monnaie argent et or, ces actifs réels et représentatifs d’une certaine valeur, sont toujours demandés pour ce qu’ils sont, et en aucun cas ne peuvent être refusés, à moins de savoir transformer le plomb en or.

 

Le système financier actuel repose sur les vues de deux groupes d’économistes qu’on nomme «les monétaristes» ainsi que les «keynésiens», et si les premiers ont promu un système qu’ils ne comprenaient pas et ont remis en cause la stabilité de la monnaie or, les keynésiens pour leur part ont prôné la disparition de la monnaie or parce qu’ils exécraient la thésaurisation que ce standard apportait. C’est là ce que nous disions à l’instant, que cette matière pouvait être demandée pour elle même, apportant ainsi une grande sécurité à son porteur, seulement les Keynésiens ont vu la chose bien différemment, objectant que cette monnaie pouvait rester dans les poches des agents sans être injectée dans l’économie. En résultait moins de consommation, moins d’investissement et à terme moins de croissance économique. La thésaurisation était surtout avérée lors de crises économiques si bien qu’en 1933 Roosevelt pilla les américains, les contraignant à remettre tout leur stock d’or au risque de dix ans de prison et dix mille dollars d’amende.

On a bien vu précédemment que les banques centrales en connivence avec les banques privées, s’astreignaient à produire de la monnaie papier pour les investisseurs institutionnels qui pouvaient ainsi spéculer sur les marché sans prendre aucun risque valable, mais en commettant de très grands dommages. D’aucuns pourra comprendre que ces investisseurs s’arrogent le droit de spéculer sur tout et n’importe quoi, comme sur les denrées alimentaires, qu’ils s’exécutent à payer bon train, et à conserver en grande quantité en attendant consciencieusement que la valeur du blé ou de l’orge ait pris, par la thésaurisation de centaines de tonnes précédemment achetées, jusqu’a 30 % .

Les causes de cette grande arnaque sont à rechercher dans les bas fonds des administrations françaises et allemandes lors de la première guerre mondiale, qui ont vu par l’extension de la monnaie papier à toute l’économie, un moyen de financer la guerre excessivement longtemps. Car sans cela, le stock d’or des deux nations n’aurait pas permis de se nourrir de plus de 4 mois de guerre, au lieu de ça on a préféré poursuivre la boucherie, la même dénoncée par Céline à l’orée de la seconde guerre mondiale.

 

A terme on peut voir, que toutes les politiques économiques qui soutiennent un contrôle de la monnaie et une maîtrise des taux d’intérêts font payer les bonnes gens ; que la disparition de l’étalon or au profit de la monnaie papier et de crédit n’arrange que les banques et les investisseurs institutionnels ; que l’économie ne repose sur aucune base et que le système est bien près de sa chute. Elle sera faite de «bank run», de crise de confiance sans précédent, et de monnaie sans plus aucune valeur qui créera l’appauvrissement d’infortunés épargnants.

Mais ne vous méprenez pas, les premiers à décrier l’or, sont ceux qui en possèdent le plus. Puisque c’est cette matière qui met à l’abri contre la crise qui s’annonce, et c’est une des seules qui vaudra toujours quelque chose.

On peut d’ailleurs remarquer que le cours de l’or est représentatif de la confiance des agents en la monnaie papier et de crédit. Même si celui-ci est maintenu artificiellement bas, en cause les ventes massive d’or réalisées par les banques centrales dans le but unique de ralentir la prise de conscience de la population.

C’est pour cette raison que réveillées par l’appel de la FED, les banques centrales de tous continents, notamment d’Europe, se sont exécutées tels des soldats de plomb, à descendre le patrimoine de leurs pays et vendre au rabais des centaines de tonnes d’or, ce que la Fed n’a évidemment pas fait.

Cela cache la situation de «déport» de l’or ou de Backwardation, c’est à dire qu’il n’est plus possible d’acheter de l’or en grande quantité, l’or est définitivement enchainé ; cela puisque rien à l’heure actuelle n’est plus important que l’or.

On camoufle ce fait en offrant à grand volume des titres de propriété d’or, mais vraisemblablement ceux-ci ne seront jamais honorés quand les agents voudront récupérer leurs biens, car il n’y en a plus en vente : pour les trois quarts, les lingots ne sont pas physiquement dans les coffres.

 

Afin de clore ce sujet très vaste et très controversé, duquel nous n'avons exposé qu'une infime partie, nous nous permettons de donner à ceux qui souhaitent approfondir la question, quelques ouvrages à lire qui seront autant de clefs pour comprendre une des bases sur laquelle repose le système en place.

Sur la monnaie, Nicholas Kaldor le fléau du monétarisme, Basil J.Moore Horizontalists and Verticalists: The Macroeconomics of Credit Money, 1988, et bien qu'il soit difficile de se procurer leurs ouvrages, - sont-il même d'ailleurs traduits ? -, il est bon de s'ouvrir aux analyses de Paul Davidson et Sidney Weintraub, au moins par l'intermédiaire de quelques économistes vulgarisateurs.

Vous pourrez également facilement trouver le livre d'Antal Fekete Le retour au standard or.

Sur l'économie en général qu'est-il de mieux à conseiller que John Kenneth Galbraith Le nouvel Etat industriel .

Et enfin, sur les crises économiques financières il est à envisager la lecture de Hyman P. Minsky L'hypothèse d'instabilité financière tout en s'ouvrant aux travaux de Calvo et Mendoza.

Pourquoi notre système monétaire va-t-il s’effondrer ?

Les économistes actuels sont des charlatans, des bonimenteurs qui, tout en se délectant de leur propre gloire, sont totalement incapables de prévoir un effondrement financier, même quand ils le regardent fixement dans les yeux, comme l'a montré leur misérable performance de 2007. Pire encore, ils sont même totalement incapables d'admettre leurs propres erreurs. Ils sont une malédiction jetée sur le corps politique et des verrues sur le corps académique. Ils conduisent le monde vers un désastre monétaire et économique sans précédent.

Antal E. Fekete

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“Une crise n’est pas nécessairement une catastrophe. C’est avant tout l’instant critique où la décision devient non seulement possible, mais aussi nécessaire. René Guénon”

Rédigé par Carbriand Jérôme

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